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Le Gros Cerveau à vélo : la meilleure première ascension du secteur

Le Gros Cerveau porte un nom qui prête à sourire et une réputation de petite montée. Les deux sont trompeurs : c’est l’une des plus jolies ascensions de la rade de Toulon, et sa rampe de départ, au-dessus de 10 % dans les lotissements d’Ollioules, décourage plus d’un cycliste avant même que la montée n’ait commencé.

C’est aussi le meilleur point d’entrée pour qui découvre les monts toulonnais : assez court pour être bouclé en une heure, assez varié pour ne pas ennuyer, et doté d’un panorama sur la baie de Bandol que les trois grands sommets voisins n’offrent pas.

Le Gros Cerveau en quatre chiffres

4,4 km à 7 %

Les relevés locaux donnent environ 4,4 kilomètres pour 323 mètres de dénivelé, avec un maximum autour de 10 %.

Une rampe de départ

La difficulté se concentre au pied, dans les lotissements d’Ollioules, puis la pente s’assagit entre 5 et 7 %.

Fermé aux voitures l'été

Une barrière interdit le passage aux véhicules motorisés durant l’été, au titre de la prévention des incendies.

Le profil, en trois temps

Comme souvent dans le secteur, les mesures varient selon le point de départ retenu : environ 4,4 kilomètres pour 323 mètres de dénivelé et 7 % de moyenne selon les relevés locaux, ou 7,2 kilomètres à 4,1 % si l’on compte depuis plus bas. Dans les deux cas, le classement en troisième catégorie reflète bien la difficulté globale.

Le déroulé, lui, est très lisible. Le premier temps est le plus dur : une longue rampe dépassant les 10 % dans les lotissements d’Ollioules, avec un départ difficile à trouver dans le village — repérez-le avant, cela vous évitera de tourner. La pente s’adoucit ensuite au milieu des maisons pour s’établir entre 5 et 7 %. Au hameau de Sainte-Barbe, la vue s’ouvre sur le vieux village d’Ollioules et le débouché des gorges.

Le deuxième temps commence après le passage au-dessus des gorges : une courte descente mène à une station de traitement des eaux, puis la route remonte jusqu’à une barrière. Le troisième temps est le plus beau : la route s’élève à environ 5 % dans un cadre entièrement dégagé, avec vue sur la baie de Bandol, la collégiale de Six-Fours et Notre-Dame-du-Mai. Après une courte descente, le dernier kilomètre, de nouveau dans les pins, remonte à près de 10 % jusqu’à une large plate-forme.

La barrière, et pourquoi c’est une bonne nouvelle

À mi-parcours, une barrière interdit le passage aux véhicules motorisés durant l’été, dans le cadre de la prévention des incendies. Pour un cycliste, la conséquence est plutôt heureuse : la partie haute devient une route sans voitures, situation rare dans les monts toulonnais où le Faron reste envahi par le trafic touristique.

Attention toutefois à ne pas en tirer la mauvaise conclusion. Cette barrière ne dispense pas de vérifier la réglementation d’accès au massif : aux niveaux de risque les plus élevés, la circulation peut être interdite à tous, y compris aux vélos, sur les voies concernées.

Le revêtement et la fréquentation

Deux réserves honnêtes. Le revêtement se dégrade nettement à partir de la station de traitement des eaux : correct dans la première partie, il devient médiocre ensuite, ce qui se ressent surtout à la descente. Et la route haute est très fréquentée par les promeneurs, les familles et les chiens souvent non tenus en laisse.

Ce n’est pas un défaut mais une caractéristique : le Gros Cerveau est autant un lieu de promenade qu’une ascension cycliste. Descendre en retenue, en anticipant les trajectoires imprévisibles, fait partie du contrat.

Le Gros Cerveau face aux autres monts toulonnais

Gros Cerveau Mont Faron Le Coudon Mont Caume
Altitude Environ 360 m Environ 540 m 700 m Environ 800 m
Longueur Environ 4,4 km Environ 5,5 km 6,1 à 9,1 km 5,1 km depuis le col
Dénivelé 323 m Environ 500 m 438 à 575 m 404 m
Pente moyenne Environ 7 % 8,6 à 9 % 6,3 à 7,2 % 7,8 %
Adapté à une première ascension ✓ ✗ ✗ ✗
Trafic automobile Nul l'été au-dessus de la barrière Touristique et dense Fort en bas Très faible
Promeneurs sur la route Nombreux Peu Peu Peu

Questions fréquentes

Quelle est la difficulté du Gros Cerveau à vélo ?

C’est la plus accessible des ascensions des monts toulonnais, classée en troisième catégorie. Comptez environ 4,4 kilomètres pour 323 mètres de dénivelé, soit près de 7 % de moyenne, avec un maximum autour de 10 %. La difficulté est mal répartie : elle se concentre presque entièrement dans la rampe de départ, au-dessus de 10 % dans les lotissements d’Ollioules, avant que la pente ne s’assagisse entre 5 et 7 %.

Où commence la montée du Gros Cerveau ?

Dans le village d’Ollioules, et c’est le principal piège : plusieurs cyclistes signalent un départ difficile à trouver. Préparez-le sur une carte avant de partir plutôt que de chercher sur place. Une fois engagé, l’itinéraire ne présente plus d’ambiguïté : la route du Gros Cerveau monte jusqu’à une large plate-forme sommitale, en passant par le hameau de Sainte-Barbe et au-dessus des gorges d’Ollioules.

La route du Gros Cerveau est-elle fermée aux voitures ?

Partiellement. Une barrière interdit le passage aux véhicules motorisés durant l’été, au titre de la prévention des incendies, ce qui rend la partie haute particulièrement agréable à vélo. Cette fermeture ne dispense pas de vérifier la réglementation d’accès au massif : aux niveaux de risque les plus élevés fixés par la préfecture du Var, la circulation peut être interdite à tous les usagers sur les voies concernées.

Que voit-on depuis le Gros Cerveau ?

C’est son principal atout face aux sommets voisins. Après le passage au-dessus des gorges, la route s’élève dans un cadre entièrement dégagé avec vue sur la baie de Bandol, la collégiale de Six-Fours et Notre-Dame-du-Mai. Plus bas, au hameau de Sainte-Barbe, la vue plonge sur le vieux village d’Ollioules au débouché des gorges. Le sommet s’achève sur une large plate-forme panoramique.

Dans quel état est le revêtement ?

Correct sur la première partie, nettement dégradé ensuite. La bascule se situe autour de la station de traitement des eaux, après le passage au-dessus des gorges. Cela se ressent surtout à la descente, où les vibrations deviennent inconfortables sur des pneus fins. Ajoutez à cela une route très fréquentée par les promeneurs et les chiens souvent en liberté : mieux vaut descendre en retenue.

Le Gros Cerveau convient-il pour une première ascension ?

Oui, c’est même le meilleur choix du secteur pour débuter, à condition d’encaisser la rampe de départ. Il est nettement plus court et moins pentu que le Faron ou le Coudon, se boucle en une heure environ, et sa partie haute sans voitures durant l’été offre des conditions rassurantes. Une fois cette montée digérée, le Coudon constitue la progression logique.

Peut-on atteindre le point culminant à vélo ?

L’ascension routière s’achève sur une large plate-forme panoramique. Pour aller au-delà, vers le fort et les crêtes, le terrain devient impraticable en vélo de route et relève du VTT. La plupart des cyclistes s’arrêtent donc à la plate-forme, ce qui suffit largement : c’est de là que la vue sur la baie de Bandol et la côte est la plus dégagée.

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