Le Mont Caume est le point culminant des monts toulonnais, à environ 800 mètres — soit près de 250 mètres de plus que le Faron. Il est pourtant infiniment moins fréquenté, et pour une raison simple : on n’y monte pas directement. Il faut d’abord grimper le col du Corps de Garde, puis emprunter une ancienne route militaire étroite dont le revêtement décourage une partie des cyclistes.
C’est précisément ce qui en fait la plus belle sortie du secteur pour qui cherche le calme. Voici le profil des deux étapes, les deux versants possibles, et la contrainte estivale qu’il faut impérativement vérifier avant de partir.
Étape 1 : le col du Corps de Garde
Impossible d’atteindre le Caume sans passer par lui. Depuis Toulon, le col du Corps de Garde se grimpe sur 6,8 à 8 kilomètres selon le point de départ, pour environ 375 mètres de dénivelé, soit une pente moyenne comprise entre 4,7 et 5,5 %. Le sommet du col se situe vers 391 mètres.
C’est une montée agréable et régulière, sur une route large au revêtement correct, qui traverse d’abord la ville puis s’élève dans le maquis. Les cyclistes toulonnais l’utilisent comme échauffement classique avant les sorties longues, et elle se suffit d’ailleurs à elle-même si vous cherchez une sortie d’une heure. On aperçoit le col au dernier moment, dans les pins ; sur la droite, une petite route part vers le Caume.
Étape 2 : les cinq kilomètres du Caume
C’est là que la sortie change de nature. Depuis le col, il reste 5,1 kilomètres pour 404 mètres de dénivelé, soit 7,8 % de moyenne, sur l’ancienne route militaire D662. Les pourcentages oscillent régulièrement entre 6 et 9 %, avec trois virages dépassant les 10 % et très peu de répit : dès le pied de la montée, la pente annonce la couleur avec un premier mur autour de 9 % entre le demi-kilomètre et le premier kilomètre.
Deux caractéristiques physiques de cette route méritent d’être connues avant de s’y engager. Elle est étroite, au point qu’on s’y croise difficilement, sauf à quelques endroits. Et son revêtement se dégrade nettement sur la seconde moitié : plusieurs cyclistes signalent une bande plus roulante sur la gauche de la chaussée dans les premiers kilomètres, mais la fin reste médiocre. Sur un vélo de route en pneus fins, cela se sent surtout en redescendant.
L’autre versant : par Ollioules et Évenos
Le col du Corps de Garde s’atteint aussi depuis l’ouest, par la RN8 en direction de Sainte-Anne-d’Évenos, puis par le hameau du Broussan. Ce versant est très différent : peu de circulation dès qu’on quitte la nationale, quelques zones ombragées, un excellent revêtement, et des sections soutenues autour de 8 à 9 %. La route surplombe les gorges du Destel, ce qui en fait la plus spectaculaire des deux approches.
Une variante existe pour corser l’affaire : le chemin de la Venette, qui dessert le village perché d’Évenos et constitue un véritable mur. À réserver à ceux qui cherchent la difficulté pour elle-même. L’idéal, si la forme suit, consiste à monter par un versant et redescendre par l’autre.
Le Caume face aux deux autres monts toulonnais
| Mont Caume | Mont Faron | Le Coudon | |
|---|---|---|---|
| Altitude | Environ 800 m | Environ 540 m | 700 m |
| Longueur de la montée finale | 5,1 km | Environ 5,5 km | 6,1 à 9,1 km |
| Dénivelé | 404 m | Environ 500 m | 438 à 575 m |
| Pente moyenne | 7,8 % | 8,6 à 9 % | 6,3 à 7,2 % |
| Col préalable obligatoire | ✓ | ✗ | ✗ |
| Revêtement | Médiocre sur la fin | Granuleux | Correct puis étroit |
| Trafic | Très faible | Touristique et dense | Fort en bas, faible en haut |
| Route fermable en été | ✓ | ✓ | ✓ |
La vue, et pourquoi elle vaut le détour
Le Caume domine l’ensemble de la rade et offre un panorama à 360 degrés que le Faron, plus bas et plus boisé, ne permet pas. On embrasse la côte méditerranéenne, l’arrière-pays varois et, par temps dégagé, les sommets alpins. Les jours de très bonne visibilité, la Corse apparaît à l’horizon — phénomène rare, mais réel.
Le contraste avec le Faron est frappant : là où ce dernier est une destination touristique équipée d’un téléphérique et d’un parc animalier, le Caume reste un sommet nu, militaire et venteux. Vous y croiserez plus de cyclistes que de voitures.
La contrainte estivale à ne pas ignorer
C’est le point qui distingue le Caume des autres montées du secteur : sa route d’accès est explicitement fermée en été lors des journées à risque incendie élevé. Il ne s’agit pas d’une recommandation mais d’une fermeture effective, et faire les quinze kilomètres d’approche pour trouver une barrière est une expérience que beaucoup ont vécue.
Enchaîner les trois monts toulonnais
C’est l’objectif que se fixent les cyclistes du secteur : Faron, Coudon et Caume dans la même sortie. L’enchaînement est logistiquement simple puisque les trois massifs se touchent, mais le cumul de dénivelé en fait une journée sérieuse, à ne pas envisager sans une base d’endurance solide.
Un conseil d’ordre pratique : placez le Caume en premier si la journée s’annonce chaude. C’est le plus haut, le plus long à atteindre et le plus exposé aux restrictions d’accès. Les deux autres se replient facilement si la forme manque, lui beaucoup moins.
Questions fréquentes
Quelle est la difficulté du Mont Caume à vélo ?
La montée finale mesure 5,1 kilomètres pour 404 mètres de dénivelé, soit 7,8 % de moyenne, avec des pourcentages oscillant entre 6 et 9 % et trois virages dépassant les 10 %. Mais la difficulté réelle intègre l’approche : il faut d’abord grimper le col du Corps de Garde, soit 6,8 à 8 kilomètres supplémentaires à un peu moins de 5 %. C’est cet enchaînement, plus que la pente seule, qui fait la sortie.
Comment accède-t-on au Mont Caume à vélo ?
Uniquement par le col du Corps de Garde, situé sur la D62 entre Le Revest et le hameau du Broussan. Depuis le col, une ancienne route militaire étroite, la D662, monte jusqu’au sommet. Le col lui-même s’atteint depuis Toulon, sur une route large et régulière, ou depuis l’ouest par la RN8 en direction de Sainte-Anne-d’Évenos puis du Broussan, un versant plus calme et plus spectaculaire.
Le Mont Caume est-il plus dur que le Mont Faron ?
Sur la seule montée finale, non : 7,8 % de moyenne contre 8,6 à 9 % pour le Faron. Mais le Caume impose de grimper d’abord le col du Corps de Garde, ce qui double presque le dénivelé total de la sortie et en fait un objectif nettement plus engageant. S’y ajoute un revêtement médiocre sur la seconde moitié et une route étroite : beaucoup de cyclistes locaux le considèrent comme le plus dur des monts toulonnais.
Dans quel état est la route du Mont Caume ?
La route large qui mène au col du Corps de Garde présente un bon revêtement. La D662, qui monte ensuite vers le sommet, est en revanche étroite et son bitume se dégrade nettement sur la seconde moitié. Plusieurs cyclistes signalent une bande plus roulante sur la gauche de la chaussée dans les premiers kilomètres. La descente demande donc de la vigilance, en particulier sur des pneus fins.
Que voit-on depuis le sommet du Mont Caume ?
Le panorama est à 360 degrés, ce que ne permet ni le Faron ni le Coudon. On embrasse la côte méditerranéenne, la rade de Toulon, l’arrière-pays varois et, par temps dégagé, les sommets alpins. Les jours de visibilité exceptionnelle, la Corse apparaît à l’horizon. Le sommet reste un site nu et venteux, sans aménagement touristique, ce qui contribue à son caractère.
La route du Mont Caume est-elle ouverte toute l'année ?
Non. L’ancienne route militaire qui mène au sommet est fermée en été lors des journées à risque incendie élevé, et le massif fait partie de ceux que la préfecture du Var réglemente chaque saison. Une carte d’accès est publiée chaque jour avant 19 heures pour le lendemain. Vérifiez-la la veille au soir : l’approche depuis Toulon représente déjà une quinzaine de kilomètres.
Y a-t-il de l'eau sur la montée du Mont Caume ?
Il n’existe aucun point de ravitaillement entre le col du Corps de Garde et le sommet. La seconde moitié de la montée est par ailleurs largement exposée, ce qui rend l’autonomie en eau déterminante dès que les températures s’élèvent. Prévoyez deux bidons entre mai et septembre et remplissez-les avant d’attaquer l’approche, pas au pied de la montée finale.
Pour aller plus loin
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