Après les monts toulonnais, le col du Babaou fait figure de récréation. Une pente qui dépasse rarement 6 %, un revêtement décrit comme parfait, une route qui monte dans les chênes-lièges — donc à l’ombre — et une vue sur la Méditerranée au sommet. C’est le col des Maures que tout le monde grimpe, et pour de bonnes raisons.
Il présente aussi le seul avantage que les sommets toulonnais ne pourront jamais offrir : il reste praticable quand la chaleur rend le Coudon et le Faron pénibles. Voici ses deux versants, leurs différences réelles, et le week-end d’automne qu’il faut absolument éviter.
Le versant de Collobrières
C’est l’approche la plus courte et la plus fréquentée. Depuis Collobrières, l’ascension mesure environ 5,8 kilomètres pour 263 mètres de dénivelé, soit 4,5 % de moyenne, avec un maximum autour de 5,6 %. Autrement dit : une montée régulière, sans passage qui casse le rythme, où l’on peut rester assis du début à la fin.
Après la traversée d’un ruisseau, la pente s’installe et se maintient entre 4 et 6 %, avec des courbes agréables qui donnent du rythme. On grimpe dans les chênes, dans un cadre verdoyant, avec quelques passages en surplomb de vignobles. Peu après le sommet, la route en corniche traverse des chênes-lièges tourmentés et offre des points de vue vers les monts toulonnais puis, plus loin, vers la mer.
Le versant de Bormes-les-Mimosas
L’autre approche est plus longue et se déroule en deux parties distinctes. On franchit d’abord le col de Gratteloup, à environ 192 mètres, avant d’attaquer le Babaou proprement dit : l’ensemble représente autour de 8,6 kilomètres depuis le pied. Le premier tiers est roulant et ombragé dans les chênes-lièges, le deuxième assez dur mais régulier, le dernier plus roulant avec même une portion descendante avant le kilomètre final.
Une réserve saisonnière importante : la première partie, celle du col de Gratteloup, supporte un trafic élevé en été et vaut mieux être évitée à cette période. Une fois quittée pour la route du col elle-même, plus étroite, tout change : la circulation devient rare, le revêtement excellent, et un panneau signale même aux automobilistes la présence de cyclistes nombreux.
Les deux versants comparés
| Depuis Collobrières | Depuis Bormes-les-Mimosas | |
|---|---|---|
| Longueur | 5,8 km | Environ 8,6 km depuis le col de Gratteloup |
| Dénivelé | 263 m | Environ 220 m depuis Gratteloup |
| Pente moyenne | 4,5 % | Irrégulière |
| Régularité | Très régulière | En trois parties |
| Ombre | ✓ | ✓ |
| Trafic estival | Modéré | Élevé sur la première partie |
| Revêtement | Excellent | Excellent |
Le week-end à éviter absolument
C’est l’information locale que personne ne donne et qui gâche des sorties chaque année. Les trois derniers dimanches d’octobre, Collobrières accueille sa fête de la châtaigne. L’affluence est considérable et la traversée du village devient impraticable à vélo.
Si vous visiez le versant de Collobrières à cette période, décalez d’un jour ou passez par Bormes. Le reste de l’automne est en revanche une période idéale : températures douces, lumière remarquable dans les châtaigneraies et circulation réduite.
Depuis La Valette : une sortie à la journée
Soyons honnêtes sur la géographie : le Babaou n’est pas un col de proximité pour un habitant de La Valette-du-Var. Contrairement au Coudon, qui part du bas de la ville, il suppose une longue liaison vers l’est ou un déplacement en voiture jusqu’au pied.
C’est pour cela qu’il s’intègre bien dans une boucle à la journée dans les Maures, souvent enchaînée avec d’autres ascensions du massif. Prévoyez alors un ravitaillement identifié : les villages sont espacés et tous les commerces ne sont pas ouverts l’après-midi.
Questions fréquentes
Quelle est la difficulté du col du Babaou ?
C’est l’une des ascensions les plus accessibles du Var. Depuis Collobrières, comptez 5,8 kilomètres pour 263 mètres de dénivelé, soit 4,5 % de moyenne avec un maximum autour de 5,6 %. La pente se maintient entre 4 et 6 % sur l’essentiel du parcours, sans passage qui casse le rythme. C’est une montée où l’on peut rester assis et tourner les jambes du début à la fin.
Quel versant du Babaou choisir ?
Celui de Collobrières est plus court, plus régulier et plus direct : 5,8 kilomètres à 4,5 % de moyenne. Celui de Bormes-les-Mimosas est plus long, avec le franchissement préalable du col de Gratteloup, et se déroule en trois parties de difficulté inégale. Il présente un inconvénient estival : sa première portion supporte un trafic élevé. Passé cette section, la route devient étroite et très tranquille.
Le col du Babaou est-il ombragé ?
Oui, et c’est son principal atout dans le Var. La montée s’élève dans les chênes et les chênes-lièges, dans un cadre verdoyant, avec quelques passages en surplomb de vignobles. C’est précisément ce qui en fait le col à privilégier quand la chaleur s’installe et que les monts toulonnais, bâtis sur du calcaire peu boisé, deviennent difficilement praticables en journée.
Quand faut-il éviter Collobrières ?
Les trois derniers dimanches d’octobre, pendant la fête de la châtaigne. L’affluence rend alors la traversée du village impraticable à vélo. Décalez d’un jour ou empruntez le versant de Bormes-les-Mimosas. En dehors de ces trois dates, l’automne constitue au contraire l’une des meilleures périodes pour grimper le Babaou : températures douces, belle lumière dans les châtaigneraies et circulation réduite.
Peut-on rejoindre le Babaou à vélo depuis La Valette ?
C’est possible mais cela relève de la sortie à la journée, pas de la sortie du dimanche matin. Contrairement au Coudon, qui part du bas de la ville, le Babaou suppose une longue liaison vers l’est du département. La plupart des cyclistes l’intègrent dans une boucle dans les Maures, souvent enchaînée avec d’autres ascensions du massif, ou rejoignent le pied du col en voiture.
Dans quel état est la route du col du Babaou ?
Excellent, ce qui n’est pas si courant dans le secteur. Les cyclistes qui le pratiquent régulièrement décrivent un revêtement de très bonne qualité sur les deux versants, contrastant nettement avec les routes dégradées du Mont Caume ou de Notre-Dame des Anges. Combiné à une pente modérée et à l’ombre des chênes-lièges, cela en fait une ascension particulièrement confortable.
La route est-elle accessible toute l'année ?
En principe oui, mais le massif des Maures fait partie des neuf massifs varois soumis à la réglementation préfectorale estivale. Une carte d’accès est publiée chaque jour avant 19 heures pour le lendemain, avec quatre couleurs et cinq niveaux de vigilance. Aux niveaux les plus élevés, l’accès est interdit et certaines routes goudronnées sont fermées. Compte tenu de la distance, vérifiez la veille au soir.
Pour aller plus loin
- Les cols du Var à véloSept ascensions comparées, des monts toulonnais au massif des Maures.Comparer les cols
- Le Coudon à véloLe col le plus proche de La Valette, à l’opposé du Babaou en termes de profil.Voir l'ascension
- Les essentiels à emporter dans le VarUne sortie dans les Maures demande de l’autonomie : la liste par type de parcours.Voir la liste


